« Prendre l’air » a toujours été une expression positive synonyme de relaxation après une activité intense ou des émotions négatives. Malheureusement, aujourd’hui, la pollution de l’air qui sévit fait que « prendre l’air » signifie prendre également tout ce qui va avec, à savoir du gaz carbonique, du dioxyde de soufre, des particules de diesel, etc. Pourquoi est-il judicieux de porter un masque antipollution ?

La pollution de l’air, c’est quoi exactement ?

La pollution atmosphérique est souvent évoquée de nos jours. Mais en quoi consiste-t-elle exactement ? L’air est indispensable à notre survie. Un adulte inhale environ 15 mètres cubes d’air, selon ses activités et sa morphologie. L’air que l’on respire contient de l’oxygène, de l’azote et quelques autres gaz en faible quantité. Il peut également contenir de faibles quantités de substances qui peuvent nuire à notre santé. C’est le cas de polluants qui peuvent être gazeux, solides ou liquides. Ces polluants sont soit d’origine naturelle, soit produits par les activités humaines.

Les polluants liquides ou solides consistent en aérosols ou particules de différentes tailles. L’origine de ces particules peut être naturelle comme pour les poussières minérales. Ces particules peuvent aussi provenir de différents matériaux comme le charbon ou le pétrole, ou de la combustion à des fins énergétiques. Parmi les grands contributeurs à la pollution de l’air figurent essentiellement les activités industrielles ou agricoles et le  transport  routier par le biais des imbrûlés à l’échappement ou l’usure des pièces mécaniques par frottement.

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Pourquoi est-il judicieux de porter un masque antipollution ?

Le constat est accablant : les sources de pollution de l’air pullulent, l’air n’est plus aussi pur qu’on le souhaiterait. Il est alors judicieux de porter un masque antipollution, surtout dans les zones très polluées. Le masque permet de se protéger contre les particules fines émises notamment par les voitures et contre leurs effets nocifs comme les allergies ou les maladies respiratoires et cardiovasculaires. La norme EN 149 :2001 classe les masques antipollution en trois catégories :

  •         FFP1 pour protéger contre les poussières du bricolage et travaux divers, arrêtent au moins 80% des aérosols.
  •         FFP2 pour les particules du bois, du ponçage de pièces métalliques, de la laine métallique, de la résine et du champignon, etc. Ces masques arrêtent au moins 94% des aérosols.
  •         FFP3 pour les fines particules comme l’amiante ou le plomb. Ce sont les masques les plus filtrants des trois catégories, qui arrêtent au moins 98% des aérosols.

En savoir plus sur la classification des masques anti-pollution

Ainsi, par exemple, un masque antipollution norme  FFP3 est efficace contre 98% des particules fines, les poussières, les pollens, les fumées … mais pas les gaz ! Certains masques récemment mis sur le marché sont en mesure des filtrer les particules les plus fines (PM2.5). Ces masques qui sont électrostatiques ou constitués de filtre au charbon actif protègent contre certains allergènes, polluants et bien des odeurs désagréables. Et il a déjà été démontré que le port d’un tissu devant le bas du visage diminue jusqu’à 20% l’absorption de particules de poussière de trois microns de diamètre.

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